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Jusqu’à récemment, les rapprochements entre opérateurs télécoms étaient considérés comme un volet de concurrence déloyale. Cependant, le régulateur permet de plus de flexibilité à ce niveau. Zoom sur ce secteur en plein mouvement…

Les mots « fusions-acquisitions » sont sur toutes les bouches des acteurs européens du secteur des télécommunications. Depuis que le régulateur européen a assouplit sa position concernant son évaluation de l’intensité concurrentielle sur le continent, les pourparlers sont entamés et les investissements relancés. Le journaliste Romain Gueugneau  explique ce phénomène dans son article paru sur Les Echos :

 « Le secteur est en ébullition. Il ne se passe plus un mois sans que des transactions ou des rumeurs de rapprochement ne fassent la une des journaux. Après l’Irlande, l’Allemagne, la France et donc le Portugal , tous les observateurs ont les yeux rivés sur le Royaume-Uni. C’est BT qui a déclenché les hostilités la semaine dernière en confiant ses ambitions dans le mobile. L’opérateur historique, cantonné au fixe depuis 2001, négocie le rachat de O2 ou d’EE à leurs propriétaires respectifs, Telefonica et le duo Orange-Deutsche Telekom. »

Le coût de chacune des transactions est estimé entre 9 et 11 milliards de livres Sterling. Une simple rumeur ou vraie information ? L’événement a été confirmé par Lefigaro.fr plus tard en rapportant que la décision sera rendue avant Noël :

 « Orange et Deutsche Telekom, les copropriétaires de EE, numéro un du mobile en Grande-Bretagne, ont confirmé la semaine dernière discuter avec BT qui est également en pourparlers avec la maison mère de 02 Telefonica. »

Si ces rapprochements sont autorisés du point de vue légal, c’est bien pour leurs répercussions positives sur le plan macroéconomique (relancer l’économie par les investissements) et microéconomique à la recherche de synergies. En prenant pour exemple la consolidation de deux opérateurs allemands, Zonebourse.com explique les retombées économiques internes qu’engendre ce genre de transactions.

 « Les synergies sont importantes : la fusion des deux plus petits opérateurs mobiles allemands (E+ et Telefonica Deutschland) doit leur permettre d’économiser 4,5 milliards d’euros et de restaurer la rentabilité. La marge EBITDA de l’entité fusionnée remonterait ainsi de 27 à 34%. »

A l’échelle nationale, c’est le patron de Numericable qui fait parler de lui dans le secteur des Télécoms. Fabienne Schmitt relate la boulimie d’achats du businessman français  dans son article :

 « Il y a un peu plus d’une semaine, Patrick Drahi bouclait l’acquisition de SFR. Le même jour, l’autorité de la concurrence lui donnait son feu vert pour croquer Virgin Mobile. Et il n’a pas encore digéré ces deux actifs qu’il est, déjà, sur le point de racheter Portugal Telecom ! Montant de l’addition : 24 milliards d’euros dépensés en quelques mois. Mais ce n’est pas tout, puisque sa société Altice salive désormais devant Bouygues Telecom, qui n’est pourtant pas à vendre. Patrick Drahi aurait-il les yeux plus gros que le ventre ? »

Une fin d’année plus mouvementée que d’habitude dans le secteur des télécommunications européen, mais cela permettra-t-il réellement de relancer l’économie sur le vieux continent. Affaires à suivre…

ONE2TEAM, éditeur de solutions de pilotage de projets, accompagne plusieurs acteurs du secteur Télécom dans leurs projets de déploiement et gestion de projets SI.

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